Bilan de la marche de protestation du 04 juillet

Malgré une chaleur accablante, la marche de protestation du 04 juillet  a réuni plus de 70 personnes à Feillens. Cette marche était l’occasion de réaffirmer notre désaccord au fonctionnement de la centrale à enrobe.

Voici le discours lu par Martine JOLY, vice presidente de l’association Bien Vivre à Feillens.

Pour ceux qui ne le savent pas, notre association BIEN VIVRE A FEILLENS a été créé suite au projet d’installation d’une centrale d’enrobage sur la commune de REPLONGES mais sur un terrain qui se situe à l’extrémité de la zone de FEILLENS. Nos deux communes sont donc concernées.

Avec Michelle DUBY, la Président de l’association que j’excuse car elle ne pouvait être présente aujourd’hui, nous avons multiplié les actions pour alerter la population et surtout nos élus, pour que ce projet n’aboutisse pas.

Nous n’avons pas malheureusement réussi à faire échouer ce projet et aujourd’hui, la centrale est installée.

Mais nous ne baissons pas les bras. Nous avons décidé d’aller en justice pour demander l’annulation de l’arrêté préfectoral c’est-à-dire pour demander au Préfet de revenir sur son autorisation de fonctionnement. Le dossier est maintenant défendu, pour nous,  par des avocats de Lyon spécialisés en droit administratif de LYON.

Maintenant, il faut nous armer de patience car cette affaire risque sans doute d’être longue. Aussi, nous avons décidé de maintenir la vigilance tant que cette centrale fonctionnera. Si vous ressentez des odeurs de bitume, nous vous invitons :

  • à nous prévenir de suite. Nous tenons à jour un calendrier pour noter les jours avec odeurs
  • à prévenir les Maires afin qu’ils sachent que des odeurs de bitume existent – Au dernier conseil, Monsieur Le Maire de FEILLENS nous a dit ne pas avoir de plainte à ce sujet.

Nous savons que si les odeurs, même si elles sont désagréables, ne constituent pas en soi de danger, ce sont les rejets de particules qui sont nocifs à notre santé et plus particulièrement à celle de nos enfants. On nous dit que les rejets sont faibles, certes mais qu’en est-il de l’accumulation de ces doses aussi faibles soient-elles pendant cinq, dix, quinze ans ?

N’est-ce pas cette accumulation qui provoquera des maladies graves à nos enfants et petits-enfants ?

Qu’en sera-t-il aussi des filtres ? Si au début, ceux-ci seront changés régulièrement, le seront-ils encore dans cinq, dix, quinze ans ? Et les analyses des rejets, seront-elles faites avec le plus grand soin ? Nous doutons et redoutons le fonctionnement à plein régime de cette centrale.

Pour l’instant, elle semble fonctionner de temps à autre y compris la nuit et le dimanche soir. Aussi, dans l’attente de la décision du tribunal administratif, restons vigilants et surtout unis et forts et croyons à notre victoire !

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3 282 signatures contre la centrale remises au maire de Feillens

Compte-rendu de réunion rédigé par Michelle Duby, présidente de Bien Vivre à Feillens.

Vendredi 21 Mars, nous avons remis officiellement à Guy Billoudet, maire de Feillens une copie de la pétition remise au préfet le 20 décembre (2 370 signatures) et une copie de celle qui a été signée par les Feilllendis depuis le début janvier qui est forte 912 signatures supplémentaires. Il a d’abord refusé que la presse assiste à cette remise. Etaient présents Florent Catherin, Nathalie Duby, Martine Joly, Michelle Duby, Annie Burignat , Michel Galland, et Rolande Boutin.

Billoudet

Nous lui avons demandé de clarifier sa position par rapport à l’installation de la centrale à cet endroit-là et comment il s’associerait à nous devant le préfet. En tant que maire de Feillens, sa  réponse fut « Je défends la position déterminée par le vote de mon conseil municipal ». Viendrez-vous avec nous chez le préfet? La seule réponse est qu’il verrait le préfet et que de toute façon la balle est dans le camp du CODERST. Notre réponse : elle est dans les mains du préfet qui consulte  le CODERST. Le maire a beaucoup insisté sur le rôle de la DREAL (exDRIRE) : pourquoi cette administration là et pas les autres?

Après avoir souligné que nous avions souhaité sa présence à la réunion publique où il aurait été intéressant qu’il nous dise son revirement par rapport à sa position de président de la communauté de communes, il a souligné son incapacité à être présent ce soir là puisqu’il avait accompagné de jeunes agriculteurs au salon de l’agriculture. Rien n’empêchait qu’il délègue son premier adjoint, celui-ci  n’avait manifestement reçu aucun mandat  puisque la lettre d’excuse ne l’annonçait pas et que présent, il n’est pas intervenu.

Une discussion très désordonnée s’en est suivi où nous avons souligné que  nous ne pouvions éviter de lui demander pourquoi le président de la communauté de communes avait autant soutenu ce projet. Il nous  a été rétorqué que cette installation avait été déterminée à l’unanimité des conseillers communautaires, que c’est pour le développement économique. Au droit de décision de la communauté nous avons répondu que nous avions le droit de défendre notre santé et nos activités.

Engagés dans un dialogue de sourds où nous avons été, plusieurs fois les uns ou les autres priés  de bien vouloir être honnêtes, ce qui suppose que nous étions accusés d’être malhonnêtes, nous avons interrompu le débat sans avoir obtenu le soutien du maire pour aller rencontrer le préfet et encore moins celui du président de la communauté de communes.