Que nous cache-t-on ?

Rappelez-vous. Lors de l’enquête publique, nous avions pu consulter le dossier fourni par l’exploitant SO.NI.CO ainsi qu’un document « Complément d’information ». Alors que le dossier officiel stipulait que le projet de centrale ne générerait aucun impact sur la santé humaine, le document « compléments d’informations » relatait lui, chiffres à l’appui, des incidences qu’un tel projet pourrait avoir sur notre santé et notre environnement.

Nous réclamons ces documents depuis la fin de l’enquête publique (2 octobre) mais bizarrement, ce « Complément d’information » semble avoir disparu de la circulation. Personne n’est disposé à nous fournir une copie du dossier initial d’enquête publique pour l’étudier en profondeur  malgré nos demandes incessantes auprès de nos administrations :

  • Mairie de Replonges,
  • DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement),
  • DRLP (Direction des Règlementations et Libertés Publiques),
  • Et Préfecture.

Ce document existe bel et bien, le Commissaire Enquêteur en fait d’ailleurs état dans son rapport : « Le 23 septembre 2013, la société SO.NI.CO m’a remis au cours d’une réunion un dossier intitulé « complément d’information ». Le dossier a été joint au dossier soumis à l’enquête le 24/09/2013 en début de permanence.»

Alors quoi penser ?

Le décret d’application 2002-1187 de la convention Aarhus est pourtant clair : le  public possède un droit d’accès à l’information, à la justice en matière d’environnement. Pourquoi fait-on la sourde oreille à notre requête et de ce fait, nous refuse-t-on nos droits de citoyens ?
Qu’est-ce que l’on veut cacher aux riverains ?  Le dossier était-il réellement bien ficelé avant l’enquête ? Toutes ces interrogations restent sans réponse de nos instances et ne font qu’étayer nos suspicions…

Publicités